Un studio « Downtown » verviers : nouvelle étape dans l’aventure Amerigo Park
Dans quelques semaines j’aurais les clés d’un studio au centre de ma ville.
Un truc un peu fou, assez flou à l’instant ou j’écris ces lignes.
Mais avant d’en parler…
Je me suis un peu caché ces derniers temps. Dur de dire combien de temps. Des mois, au moins.
Bosser depuis la maison, passer du temps en famille, rester discret.
Une période de repli nécessaire :
Pour tourner la page de l’agence Otra Vista qui aura occupé plus de 10 ans de vie,
Pour profiter et accuser le coup d’un film qui a rencontré un certain succès publique,
Pour tester des choses, expérimenter à micro échelle et tenter d’y voir plus clair sur ma direction à l’aube de mes 40 ans.
Derrière les images du réel, je me suis mis à peindre et dessiner, je poursuis mes projets d’écriture, prépare une expo (aux locaux : bloquez votre 5 septembre au Laaaaab)…
Des autres moyens d’expression qui intègrent peu à peu pleinement mon travail. Tout ça m’emballe.

Mais j’ai aussi essuyé quelques frustrants refus.
J’ai vu qu’il ne suffit pas toujours de croire en soi et ses projets pour que ça fonctionne.
D’une part les arts et la culture ne sont pas au premier plan des préoccupations politiques (Comme l’écologie ou l’alimentation, d’ailleurs et malheureusement), peut-être des préoccupations tout court, d’autre part sortir du circuit commercial impose souvent de dépendre de subsides, de jurys, de personnes qui décident à ta place si ton idée est bonne et en vaut la peine. Tout ça n’est pas vraiment pour moi. Je dois jouer le jeu, et c’est une partie du processus créatif, mais je ne veux pas en dépendre.
Alors que faire face à ce constat amer ? Rien ! Poursuivre.
Passer au dessus, faire avec conviction pour soi et avancer. Faire, faire et faire.
Pas besoin de validation extérieure pour se développer.
Avancer et être heureux, puis si on parvient à emporter des curieux.ses dans ce mouvement alors c’est gagné. L’avenir donnera souvent raison à cette démarche.
Et pour aller de l’avant du coup, j’ai remarqué quelque chose…Par le passé, si les astres se sont souvent alignés pour me permettre de bosser avec une grande liberté de choix et d’action, c’est parce que j’y ai mis une bonne dose d’énergie tournée vers l’extérieur. Je recevais simplement un peu de ce que je semais en retour.
Mais tout ça n’est jamais acquis, surtout pas quand on est soi-même la source constante de remises en questions, qui empêchent de se reposer sur ce qui roule. J’assume : ces remises en question ont toujours été mon moteur. Rester dans son coin ou dans sa tête est sans doute nécessaire pour chacun.e d’entre nous par moment, ça l’a en tout cas été pour moi et je suis convaincu que ça le sera encore. Il faut de la solitude pour comprendre ce qu’on fait ou pour laisser venir ce qui doit venir.

Aujourd’hui, j’ai besoin de me replonger (un peu) dans le monde pour rester connecté aux autres et à la vie qui file autour de moi, me sentir « acteur » de quelque chose d’un peu plus grand, et j’ai choisis de le faire en matérialisant une partie de ces aspirations dans un lieu physique : 90m2 d’espaces ouverts dans le centre ville de Verviers.
Je ne vis pas en Californie, à New York ou Berlin, pas même à Bruxelles.
J’aime l’énergie des villes mais c’est la nature qui me ressource. J’ai grandi et majoritairement vécu à Verviers, ville nichée dans une vallée coincée entre villages et de campagnes. J’aime cet entre deux. Mes enfants, ma famille, mon foyer, mes amis…Ma vie, au jour d’aujourd’hui, est ici. Plus tard, on verra.
Avoir mon studio dans le centre, c’est ancrer mon travail à une échelle locale.Pas pour m’enfermer et y rester, pour « partir de ». Partir d’un lieu que je connais et de gens que je fréquente, puis m’ouvrir, élargir… voir ce qui arrive !
Que sera t il exactement ce lieu ? Pas d’idée précise à ce stade.
Il ne s’agit pas une « agence créative » ou ce genre de chose. J’ai fait ça 10 ans, l’idée n’est pas de recommencer. Voyons ça comme un bureau, mais en mieux. Je veux – et dois – collaborer pour vivre de mon travail, mais dans l’idée d’une vraie liberté créative. Cet endroit sera avant tout mon studio.
Au delà de la réalisation, comme je le disais en haut de l’article, écrire, dessiner et peindre font désormais partie de mes routines et je veux pousser plus loin.

D’autres mots me viennent en tête : espace de collaborations, de rencontres,
espace ouvert sur le monde, espace engagé… Expérimenter, encore et encore, et laisser venir !
Un pas de plus vers cette liberté – toujours en fuite – après laquelle je cours constamment.
L’aventure qui démarre à 5 km de chez soi.
Je vais en dire plus et vous ferai la visite une fois les clés en ma possession. Si ça te dit, je documenterai cette vie au studio, les projets, les échanges et les rencontres. Un peu mais pas trop, car mon envie de passer plus dans la vie physique que dans celle « en ligne », reste intacte. D’ailleurs, ce lieu est une partie de la solution.
Je partagerai tout avec qui le veut. Via ce blog, à travers des vidéos ou que sais-je encore… Il y aura peut-être aussi un peu d’espace dispo pour accueillir une ou l’autre personne motivée par cette énergie.
Donc si tu souhaites suivre un peu de cette aventure, et des autres, écris moi un mail à hello@amerigopark.com et je t’ajoute à ma liste.
Ah oui, si le coeur t’en dit, partage cet article à un.e ami.e à qui ça parlera et tu feras un grand geste pour moi qui ai déserté Facebook…Une boucle, à l’ancienne. Pas de pub, que de l’amour.

A bientôt 🙂
Jérémy


